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Doit-on être agile pour innover ?

Mis à jour : 28 juin 2019

Agilité et Innovation. Il semble qu'aujourd'hui ces deux mots marchent comme l'ombre l'un de l'autre. Rien de surprenant à cela, lorsque l'on fait le constat du discours de plus en plus prégnant invitant les entreprises à plus de ″flexibilité″,  ″d'adaptation″ dans un contexte où le Temps, ou plutôt sa sœur la Cadence effrénée, est la nouvelle Déesse qu'il faut satisfaire, sous peine de perdre la course du marché. Dans ce cadre, des initiatives sont portées pour repenser les concepts d'agilité et d'innovation comme ce fut le cas lors de la dernière rencontre mensuelle du groupe MeetUp Agile Nantes, à laquelle nous avons eu le plaisir d'assister et qui a inspiré ce billet. C'est l'occasion de relancer le débat avec un public plus large, à travers ce post.


En effet, animée par Sonja Toussaint (Société des Explorateurs de l'Innovation et de la Transformation), cette discussion a nourri, une fois de plus, notre réflexion sur la définition de l'innovation et de sa partenaire, l'agilité. L'action d'innover se traduirait par le fait ″d'intégrer le meilleur état des connaissances (sciences, technologies, R&D interne, externe, etc.) dans un produit/service créatif qui permet d'aller au delà de la satisfaction des individus″. Quant à l'agilité, elle serait un mode d'action consistant à ″perpétuellement remettre en question l'existant″, pour s'adapter en itérant par tâtonnement, en l'essai la place à l'échec. La combinaison des deux concepts est aujourd'hui présentée comme le cocktail gagnant pour percer le marché, à l'image des success stories portées par nos idoles modernes.





Une fois en accord avec ces théories, encore faut-il les mettre en pratique... Or, il faut bien remarquer que l'innovation doit répondre (principalement) à des usages humains. L'humain doit être au cœur de la démarche mais l'anticipation de ses besoins et des nouveaux moyens de les satisfaire est parfois difficile à appréhender. Cela, en dépit des nombreuses avancées en termes de recherche en méthodologies d'évaluation de l'usabilité, de l'expérience utilisateur, dans les conceptions centrées sur l'utilisateur prônées par le Design Thinking (user-centered interaction design).


Aujourd'hui, les champs les plus susceptibles d'engendrer des innovations seraient l'intelligence artificielle, les énergies renouvelables et l'informatique quantique (tout du moins, en termes d'innovations technologiques). Pour autant, il existe d'autres ″signaux faibles″ (pour reprendre le terme de Philippe CAHEN dans ses Lettres) auxquels il faut être attentif pour nourrir sa créativité et donner naissance à de nouvelles formes d'usages, de produits ou de services innovants. Ces signaux faibles peuvent aussi bien se trouver dans les cours de la Bourse, les fake news (en se demandant à qui/quoi cherchent-elles à nuire et pourquoi ?), ou les idées émises par nos collaborateurs mais ayant reçue une adhésion très minoritaire (en se demandant pourquoi une personne a-t-elle eue cette idée ?) et sont des viviers à ne pas négliger.


Ainsi, à la question doit-on être agile pour innover que nous avons posée dans cet article, nous pensons que les deux notions soient complémentaires, mais pas toujours aisées à mettre en œuvre selon les domaines (manufacturing par exemple). Être à l'écoute de son environnement, se libérer de ses œillères traditionnelles, envisager des possibilités inimaginées ou inimaginables seraient une des clés pour faire des émerger des idées innovantes dans un contexte agile. Nous terminerons donc ce post en citant le texte lyrique d'un grand philosophe qui nous laissa un titre lourd de sens pour ce thème Agilité/Innovation : ″Sky's the limit″.

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